Banos – sport et relaxation

Banos de Ambato

Banos de Ambato

En arrivant par le bus, Banos se découvre petit à petit au milieu… surprise… des montagnes. Au fond d’une magnifique vallée encaissée, Banos est une petite ville thermale réputée pour le bienfait de ses eaux qui soignent à peu près tout, notamment le foie! Bon à priori ça n’a pas vraiment d’impact à court terme… mais bon, pourquoi pas! Au pied du volcan Tungurahua encore actif, la ville est charmante, pleine de petits restaurants et bars, et une quantité industrielle d’auberges. Bon ok c’est sur que pour le charme d’une petite ville typique de l’Equateur, c’est rapé, les touristes sont clairement majoritaires. Mais quand même, c’est très joli et le paysage est à couper le souffle (oui encore un, je sais!). Pour les amoureux de la montagne, c’est un vrai petit paradis.

Rapides de Banos

Rapides de Banos

Lendemain de mon arrivée, je décide de me laisser tenter par l’une des attractions phares de la région, le rafting! Petit questionnaire, oui bien sur que j’en ai déja fait, et je suis d’un bon niveau merci, etc. Après 30mn pour essayer de s’organiser dans un méandre de combinaisons, casques, gilets de sauvetage, et un bon 30mn de consignes de sécurité, nous voici avec Arnaud à l’avant du raft, à pagayer comme des fous pour essayer de lutter contre des rapides… humm… respectables disons. OK, après 3.37 minutes, on se retourne, mais vraiment c’était pas de notre faute! Là, petite pensée pour ces fameuses (et pas si longues que ça après tout)

Bains thermaux

Bains thermaux

consignes de sécurité. On remonte, on pagaye, et on pagaye, et on pagaye… un vrai bonheur mais c’est quand même un peu fatiguant! En définitive, l’option 4h est finalement une très bonne idée (j’avais hésité avec l’option 6h… no comment). Cerise sur le gateau, on doit se taper le raft sur le dos pendant 300m de jungle – bref claqués! On finit avec Arnaud aux bains thermaux histoire de se refaire une santé. Bière car eaux thermales = bon pour le foie. Donc ça équilibre!

Le soir, je retrouve les soeurs suisses, Katrin et Monika, charmeuses de serpents rencontrées brièvement à Quito, qui reviennent dune petite virée dans la jungle… sans serpents malgré de grandes promesses. Grande déception noyée dans des long islands d’une force à endormir un cheval. Lendemain matin, nous partons tous les 4 pour la grande descente en vélo de Banos à Puyo – 1,000 mètres de dénivelé sur 60km! On se dit, tranquille, ça va descendre et on va pouvoir admirer le paysage, super… Cette belle sensation dure environ 10mn, après quoi on découvre que la descente monte, et pas qu’un peu! Bref on passera 5 heures à monter et descendre, dans un paysage vallonné d’une beauté indescriptible. La jungle nous souhaite la bienvenue à coup d’averses – douche, d’où l’expression “dégoulinant de pluie”.

Survivant!

Survivant!

Ah oui, j’allais oublier. TOUJOURS enlever ses lunettes de soleil avant de passer dans un tunnel pas éclairé de 500m! Et oubliez les lampes frontales, ça vous éblouit au mieux (avantage des lunettes de soleil par contre, ça éblouit moins). Mais on finira jusqu’à Puyo (yeah Katrin!!!) après 5-6h de descente (montante), petit poulet à la plancha arosé à la bière, et on repart dans l’autre sens… en bus. OK, je sais vous êtes déçus… too bad ;)

Histoire de célébrer tout ça, nous finissons la journée avec, typique, une fondue non pas savoyarde mais bien suisse! Authentique. Sérieusement, un vrai régal après un régime riz-poulet depuis mon arrivée. Ce qui conclut parfaitement notre petit séjour dans ce petit secret pas bien gardé du tout qu’est Banos… Je me remet en route le dimanche, un peu à regret de quitter l’endroit comme les gens – ok va falloir que je m’y habitue… mais quand même! Destination Cuenca, troisième ville d’Equateur, pour 2 semaines de cours intensifs d’espagnol – ça promet.

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Quilotoa – hors du temps

quilotoa

Vallée du volcan Quilotoa

Me voici donc en route pour Quilotoa, Volcan maintenant éteint depuis quelques 200 ans, culminant à près de 4,000m, dont le cratère a formé avec le temps un lac absolument superbe. Arrivée après 5 heures de bus, d’abord en direction de Latacunga, puis de Quilotoa. La montée dans les altitudes est absolument sublime, la vallée se découvre petit à petit jusqu’à ce que nous soyons dans le plateau montagneux ponctué de mini canyons. Les sommets se succèdent sans fin, un entremêlement de montagnes dont la plupart sont cultivées malgré des pentes qui dépassent parfois les 50%!

Le bus se vide progressivement, puis je me retrouve seul, sensation assez spéciale d’autant que nous arrivons vraiment dans des contrées désertes (je n’ai toujours aucune idée de ce à quoi ressemble la destination finale, ni où je vais dormir!). Rencontre du petit Luiz, travaillant comme aide dans le bus, qui tient absolument à me vendre son téléphone Nokia. Il m’assaille de questions dont je ne comprend que la moitié, sur la vie en France et le Canada, il est clairement fasciné!

Quilotoa family

La famille de l'auberge

Arrivée au PETIT village de Quilotoa (au moins 10 cabanes!), à littéralement 200m des falaises donnant sur le cratère et le lac, dans une brume de mystères. Là je débarque… à vrai dire complètement paumé, et je suis accueillit par une famille d’indigènes locaux qui font également auberge. Dans la salle principale, ladite du poèle, je retrouve donc la famille agrandie se réchauffant autour du feu et parlant doucement entre eux quand ça les chante, ou simplement regardant en l’air. Ambiance apaisante et accueillante, un thé de bienvenue, et me voici arrivé. Surprise, eau chaude et grande chambre spacieuse, un vrai bonheur!

Laguna Quilotoa

Laguna Quilotoa

Je rencontre rapidement un autre couple qui vient également d’arriver… tiens des Français, Maxime et Claire, en vacances en Equateur. A peine rencontrés, nous nous mettons en route pour la descente vers le lac au milieu des nuages et profitant d’un crachin de bienvenue. La vue est incroyable malgré le temps nuageux! Le lendemain nous décidons d’entreprendre le tour du cratère et allons marcher un bon 5 heures ponctués de WOW, OH COMME C’EST BEAU, INCROYABLE! On s’entend que la vue ne change pas vraiment, juste quelques degrés de rotation à la fois, mais ça n’en finit pas de surprendre et d’émerveiller! Bref un vrai régal du début à la fin, et nous réussissons à éviter les nuages qui semblent bouger avec nous tout autour du volcan. Sur le chemin rencontre de quelques locaux, lamas et cabanes perdues à flan de montagnes, et toujours ces cultures à un angle incroyable qui bordent le volcan de toutes parts.

Arrivée à l’auberge et repos pour la dernière nuit avant de me remettre en route, souper plus copieux que notre estomac ne peut le permettre. Particulièrement le panier de pop-corn (canguil), vicieux en fin de repas… Claire peut en témoigner!

Marché Sakisili

Marché Sakisili

L’altitude se fait un peu sentir la nuit avec des maux de tête et petites insomnies, mais rien de bien méchant compte tenu du fait que l’auberge est à 3,800m. Le lendemain, je me remet en route en camionnette pour le marché de Sakisili, l’un des plus grands marchés indigènes de l’Equateur. Un vrai bonheur de formes et de couleurs, avec d’un côté le marché des fruits et légumes, de l’autre celui des animaux avec poules, cochons dinde (la grande spécialité nationale!), lapins, etc. Et bien sur les spécialités locales, végétariens s’abstenir! ;)

volcan Cotopaxi

volcan Cotopaxi

Bref une superbe introduction à cette région magnifique de l’équateur, véritable plateau de volcans qui se suivent et ne se ressemblent pas! Sur la route de Sakisili, nous pouvons admirer au loin le volcan Cotopaxi avec son glacier. Celui-là, je me le réserve pour mon retour en Équateur en Avril!

Prochaine étape, Banos sur les bons conseils d’Alexandre, histoire de relaxer un peu dans les bains thermaux – parce que c’est du sport tout ça quand même!

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