Vilcabamba

Vilcabamba

Après très exactement un mois de vadrouille, me voici arrivé au terme de ma première étape ou premier pays. Je viens de passer une semaine à Vilcabamba, petit village perdu au milieu des montagnes et adopté par les étrangers qui constituent une bonne partie de la population. Après l’agitation de Cuenca, cela permet de recharger les batteries et de profiter de belles randonnées en montagnes dans un décors somptueux. Pour les montréalais, la température ici est autour de… 25-30C (hehe ;) )

Réflexion... profonde!

Réflexion... profonde!

Petite auberge tenue par des allemands à flancs de montagne, vue superbe sur la vallée et hamac individuel, Yzhcayluma est parfait pour profiter de ce petit coin de paradis et vivre au rythme des locaux, c’est à dire à TRES petite vitesse. Ce sera l’occasion de rencontrer deux Françaises  en vadrouille avec qui les discussions iront bon train lors de dîners bien arrosés…

Balade a cheval

Balade à cheval

Sur place, balade à cheval (mes jambes s’en souviennent encore!) et randonnées (voir les photos), et relaxation. A vrai dire pas aussi facile à dire qu’à faire, difficile de lâcher prise et de se laisser aller complètement. Bon ok, après un peu de pratique c’est faisable! Mais tout de même pas toujours naturel (je sais Val, quelle surprise :) ).

Me voici donc au dernier jour de ma visite de Vilcabamba, à vrai dire un peu perplexe quand même par le règne des étrangers sur le coin… qui dénature un peu le charme local tout en introduisant un confort bienvenu! Certainement une étape intéressante. Je reprends la route ce soir pour le Pérou (yes!), avec petit arrêt sur la côte Nord pour faire trempette dans le Pacifique avant de rejoindre Lima d’où je m’envole Jeudi pour Cusco. Oui je sais, finalement pas le courage de me faire les 25h de bus pour rejoindre la capitale des Incas… Mais j’en ai quand même pour 20h jusqu’à Lima!

De Cusco, je vais rejoindre Kiri et François, avec qui nous allons attaquer le Machu Picchu!! :) A suivre…

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Cuenca – viva español!

Me voici donc à Cuenca, après une journée de bus dans un paysage à tomber par terre. OK je le dis souvent, mais là c’est particulièrement vrai! Imaginez-vous dans un bus – ma foi un peu pourri – à cotoyer les 4,000m et les ravins, avec une vue superbe sur les chaines de volcans qui n’en finissent plus… et là petits nuages par-ci par-là qui se teintent petit à petit de couleurs rosées à mesure que le soleil tire sa révérance. Spectaculaire! De ces moments où on se dit que la vie est belle, avec une petite larme en prime. Le tout parfumé d’une odeur de feu de bois venant du poncho du voisin. Moment parfait.

Elena & Sofia

Elena & Sofia

Arrivée donc à Cuenca chez Elena et Eugenio, un couple de Cuencanos qui hébergent des étudiants de passage depuis 15 ans – autant dire qu’ils en ont vu. Je suis accueillit comme un membre de la famille, famille qui d’ailleurs n’en finit pas de remplir et désemplir la maison dans un tumulte d’enfants de tous âges. Elena sera une vraie mère pour moi pendant ces deux semaines, un véritable ange d’une gentillesse à toutes épreuves! La maison sera également le lieu de rencontre de deux compères de marque qui accompagneront nombre de moments pendant mon séjour à Cuenca, Sofia – danseuse de l’éternelle, et Joseph dit “Jose” – grand coeur plein d’histoires et de sagesse.

Les deux semaines se déroulent donc très bien, ponctuées quand même de 7-8h d’espagnol par jour entre cours formels et recopiage de listes de verbes et autres mots et devoirs. A vrai dire très content de l’expérience de retourner à l’école, surtout que la matière est passionnante… et très utile dans le contexte! Je passe rapidement au travers des premières leçons, l’inventeur de l’Espagnol ayant eu la décence de pomper la grammaire française. J’en mange en veux-tu en voilà, et quelque part entre les deux je commence à arriver à former des semblants de phrases qui paraissent passer un message à mes interlocuteurs – le bon pas sûr, mais ils ont l’air de comprendre quelque chose! Bref, j’arrive quand même à mieux me débrouiller maintenant, ça aide!

Bolivar team

Bolivar team

Ces deux semaines seront également l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, surtout les autres étudiants de l’école, vrai melting pot international avec comme pays représentés entre autres les US, la Suisse, la Norvège, l’Allemagne, l’Angleterre, le Canada. Un joyeux groupe qui se retrouve généralement les soirs pour pratiquer son anglais autour d’une bière, et possiblement danser quand l’ambiance s’y prête. Dernier jour de cours pour moi, nous avons une grosse soirée organisée par l’école en vue de la fête de Cuenca qui s’annonce dans les prochains jours, qui combiné à la proximité de Halloween donne des photos intéressantes. SVP ne pas juger, ça se comprend dans le feu de l’action! ;) En définitive, un super groupe de personnes de tous âges et origines avec qui j’ai passé de très bons moments.

La cathedrale

La cathedrale

Et Cuenca, bien sur, superbe ville coloniale d’une taille humaine (ça change de Quito), avec quelques 53 églises si certains doutaient de la foi des habitants. Une très importante tradition religieuse qui se voit un peu partout dans les décorations comme les coutumes, beaucoup d’artisanat et de culture. Et une architecture qui n’en finit pas de surprendre par son charme et sa diversité. De loin la plus belle cité visitée à ce jour depuis mon arrivée en Equateur, et beaucoup plus sure que Quito. Merci donc Alex, très bonne recommandation! Voir l’album

Au passage, petit tour le premier dimanche à Ingapirca, site Inca avec quelques ruines à visiter dans un décors superbe (encore un, oui je sais!). OK, 5h de bus pour faire 100km, c’est pas d’une efficacité extraordinaire… mais ça fait partie du charme. Voir l’album

Parque de Cajas

Parque de Cajas

Et le dernier week-end, nous nous mettons en route pour le parc de Cajas, un vrai bijoux (Maxime, je confirme c’est superbe!). Les photos parlent d’elles-mêmes, je vous laisserai donc admirer l’album. Le temps est clément et nous permet de profiter d’une vue… à perte de vue! Et chose incroyable, nous sommes les seuls sur le chemin. Dans toute cette immensité, pas de trace d’êtres humains, simplement les sons de la nature, lacs, montagnes, oiseaux… c’est beau, c’est rare, et ça fait du bien. Nous finissons la balade en compagnie d’une belle truite locale avant d’attraper un bus et de rentrer tranquilement en ville. Voir l’album

Deux belles semaines donc, beaucoup de rencontres, de temps passé à travailler mon espagnol, également à peaufiner ce cher blog pour qu’il voit un jour le jour. Et quand même envie sur la fin de reprendre la route, et de revenir à plus de nature, la première semaine m’ayant laissé un petit goût de trop peu. Sur la recommandation de Martha, ma super prof d’espagnol, je me met donc en route pour Vilcabamba, parait-il un véritable havre de paix. Il me reste 10 jours pour rejoindre Kiri et François à Cusco, nous attaquerons ensemble l’ascension du Machu Picchu le 15 novembre!

http://picasaweb.google.com/david.crouy/Equateur_Cajas
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Banos – sport et relaxation

Banos de Ambato

Banos de Ambato

En arrivant par le bus, Banos se découvre petit à petit au milieu… surprise… des montagnes. Au fond d’une magnifique vallée encaissée, Banos est une petite ville thermale réputée pour le bienfait de ses eaux qui soignent à peu près tout, notamment le foie! Bon à priori ça n’a pas vraiment d’impact à court terme… mais bon, pourquoi pas! Au pied du volcan Tungurahua encore actif, la ville est charmante, pleine de petits restaurants et bars, et une quantité industrielle d’auberges. Bon ok c’est sur que pour le charme d’une petite ville typique de l’Equateur, c’est rapé, les touristes sont clairement majoritaires. Mais quand même, c’est très joli et le paysage est à couper le souffle (oui encore un, je sais!). Pour les amoureux de la montagne, c’est un vrai petit paradis.

Rapides de Banos

Rapides de Banos

Lendemain de mon arrivée, je décide de me laisser tenter par l’une des attractions phares de la région, le rafting! Petit questionnaire, oui bien sur que j’en ai déja fait, et je suis d’un bon niveau merci, etc. Après 30mn pour essayer de s’organiser dans un méandre de combinaisons, casques, gilets de sauvetage, et un bon 30mn de consignes de sécurité, nous voici avec Arnaud à l’avant du raft, à pagayer comme des fous pour essayer de lutter contre des rapides… humm… respectables disons. OK, après 3.37 minutes, on se retourne, mais vraiment c’était pas de notre faute! Là, petite pensée pour ces fameuses (et pas si longues que ça après tout)

Bains thermaux

Bains thermaux

consignes de sécurité. On remonte, on pagaye, et on pagaye, et on pagaye… un vrai bonheur mais c’est quand même un peu fatiguant! En définitive, l’option 4h est finalement une très bonne idée (j’avais hésité avec l’option 6h… no comment). Cerise sur le gateau, on doit se taper le raft sur le dos pendant 300m de jungle – bref claqués! On finit avec Arnaud aux bains thermaux histoire de se refaire une santé. Bière car eaux thermales = bon pour le foie. Donc ça équilibre!

Le soir, je retrouve les soeurs suisses, Katrin et Monika, charmeuses de serpents rencontrées brièvement à Quito, qui reviennent dune petite virée dans la jungle… sans serpents malgré de grandes promesses. Grande déception noyée dans des long islands d’une force à endormir un cheval. Lendemain matin, nous partons tous les 4 pour la grande descente en vélo de Banos à Puyo – 1,000 mètres de dénivelé sur 60km! On se dit, tranquille, ça va descendre et on va pouvoir admirer le paysage, super… Cette belle sensation dure environ 10mn, après quoi on découvre que la descente monte, et pas qu’un peu! Bref on passera 5 heures à monter et descendre, dans un paysage vallonné d’une beauté indescriptible. La jungle nous souhaite la bienvenue à coup d’averses – douche, d’où l’expression “dégoulinant de pluie”.

Survivant!

Survivant!

Ah oui, j’allais oublier. TOUJOURS enlever ses lunettes de soleil avant de passer dans un tunnel pas éclairé de 500m! Et oubliez les lampes frontales, ça vous éblouit au mieux (avantage des lunettes de soleil par contre, ça éblouit moins). Mais on finira jusqu’à Puyo (yeah Katrin!!!) après 5-6h de descente (montante), petit poulet à la plancha arosé à la bière, et on repart dans l’autre sens… en bus. OK, je sais vous êtes déçus… too bad ;)

Histoire de célébrer tout ça, nous finissons la journée avec, typique, une fondue non pas savoyarde mais bien suisse! Authentique. Sérieusement, un vrai régal après un régime riz-poulet depuis mon arrivée. Ce qui conclut parfaitement notre petit séjour dans ce petit secret pas bien gardé du tout qu’est Banos… Je me remet en route le dimanche, un peu à regret de quitter l’endroit comme les gens – ok va falloir que je m’y habitue… mais quand même! Destination Cuenca, troisième ville d’Equateur, pour 2 semaines de cours intensifs d’espagnol – ça promet.

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Quilotoa – hors du temps

quilotoa

Vallée du volcan Quilotoa

Me voici donc en route pour Quilotoa, Volcan maintenant éteint depuis quelques 200 ans, culminant à près de 4,000m, dont le cratère a formé avec le temps un lac absolument superbe. Arrivée après 5 heures de bus, d’abord en direction de Latacunga, puis de Quilotoa. La montée dans les altitudes est absolument sublime, la vallée se découvre petit à petit jusqu’à ce que nous soyons dans le plateau montagneux ponctué de mini canyons. Les sommets se succèdent sans fin, un entremêlement de montagnes dont la plupart sont cultivées malgré des pentes qui dépassent parfois les 50%!

Le bus se vide progressivement, puis je me retrouve seul, sensation assez spéciale d’autant que nous arrivons vraiment dans des contrées désertes (je n’ai toujours aucune idée de ce à quoi ressemble la destination finale, ni où je vais dormir!). Rencontre du petit Luiz, travaillant comme aide dans le bus, qui tient absolument à me vendre son téléphone Nokia. Il m’assaille de questions dont je ne comprend que la moitié, sur la vie en France et le Canada, il est clairement fasciné!

Quilotoa family

La famille de l'auberge

Arrivée au PETIT village de Quilotoa (au moins 10 cabanes!), à littéralement 200m des falaises donnant sur le cratère et le lac, dans une brume de mystères. Là je débarque… à vrai dire complètement paumé, et je suis accueillit par une famille d’indigènes locaux qui font également auberge. Dans la salle principale, ladite du poèle, je retrouve donc la famille agrandie se réchauffant autour du feu et parlant doucement entre eux quand ça les chante, ou simplement regardant en l’air. Ambiance apaisante et accueillante, un thé de bienvenue, et me voici arrivé. Surprise, eau chaude et grande chambre spacieuse, un vrai bonheur!

Laguna Quilotoa

Laguna Quilotoa

Je rencontre rapidement un autre couple qui vient également d’arriver… tiens des Français, Maxime et Claire, en vacances en Equateur. A peine rencontrés, nous nous mettons en route pour la descente vers le lac au milieu des nuages et profitant d’un crachin de bienvenue. La vue est incroyable malgré le temps nuageux! Le lendemain nous décidons d’entreprendre le tour du cratère et allons marcher un bon 5 heures ponctués de WOW, OH COMME C’EST BEAU, INCROYABLE! On s’entend que la vue ne change pas vraiment, juste quelques degrés de rotation à la fois, mais ça n’en finit pas de surprendre et d’émerveiller! Bref un vrai régal du début à la fin, et nous réussissons à éviter les nuages qui semblent bouger avec nous tout autour du volcan. Sur le chemin rencontre de quelques locaux, lamas et cabanes perdues à flan de montagnes, et toujours ces cultures à un angle incroyable qui bordent le volcan de toutes parts.

Arrivée à l’auberge et repos pour la dernière nuit avant de me remettre en route, souper plus copieux que notre estomac ne peut le permettre. Particulièrement le panier de pop-corn (canguil), vicieux en fin de repas… Claire peut en témoigner!

Marché Sakisili

Marché Sakisili

L’altitude se fait un peu sentir la nuit avec des maux de tête et petites insomnies, mais rien de bien méchant compte tenu du fait que l’auberge est à 3,800m. Le lendemain, je me remet en route en camionnette pour le marché de Sakisili, l’un des plus grands marchés indigènes de l’Equateur. Un vrai bonheur de formes et de couleurs, avec d’un côté le marché des fruits et légumes, de l’autre celui des animaux avec poules, cochons dinde (la grande spécialité nationale!), lapins, etc. Et bien sur les spécialités locales, végétariens s’abstenir! ;)

volcan Cotopaxi

volcan Cotopaxi

Bref une superbe introduction à cette région magnifique de l’équateur, véritable plateau de volcans qui se suivent et ne se ressemblent pas! Sur la route de Sakisili, nous pouvons admirer au loin le volcan Cotopaxi avec son glacier. Celui-là, je me le réserve pour mon retour en Équateur en Avril!

Prochaine étape, Banos sur les bons conseils d’Alexandre, histoire de relaxer un peu dans les bains thermaux – parce que c’est du sport tout ça quand même!

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Quito – en route!

Quito

Quito

Voila donc le moment du grand départ pour 7 mois de vadrouille en Amérique du sud. Excitation, mêlée d’un peu d’apréhension tout de même. Mon arrivée à Quito se fait sans encombre, sans encombrement d’ailleurs puisque mes valises se sont arrêtées à Atlanta, mais je les récupère sans problème 2 jours plus tard (Kiri, ta sagesse est infinie). Je passerai 4 jours à Quito, tout juste le temps de m’acclimater à l’altitude (2,800m!) et me promener un peu.

Le centre historique est superbe, les batiments de style colonial arborent de belles couleurs, les places et ruelles se succèdent à s’y perdre. Visite de la cathédrale pour découvrir la ville dans toute son immensité (ca n’en finit pas!) et balade dans le Mariscal ou nouvelle ville, sans grand intérêt autrement que pour les nombreux bars et restaurants. voir l’album photo

Mitad del Mundo

Mitad del Mundo

Le dernier jour avant de partir, je me met en route avec 2 américains rencontrés à l’auberge pour le “Mitad del Mundo”, littéralement le milieu du monde du fait de sa position à la latitude 0. Là j’ai la chance incroyable de marcher sur la ligne virtuelle séparant le monde en deux hémisphères… et de le refaire 30mn plus tard 200m mètres plus au nord dans le musée du même nom! Le monument du site a en fait été érigé selon les calculs des aventuriers Français à la fin du siècle dernier, contredit plus tard mais seulement de peu par le GPS. Pas mal fort quand même! Tout ça pour dire que j’ai eu un pied dans chaque hémisphère, sensation intéressante.

Volcan Pululahua

Volcan Pululahua

Au passage, petite visite du volcan Pululahua surplombant le site du Mitad del Mundo, et donnant sur un plateau absolument magnifique, nous sommes autour de 3,500m. Pour moi le premier volcan d’une longue série, plus beaux les uns que les autres. voir l’album photo

Malgré tout, Quito reste une très grosse ville, polluée et pas nécessairement des plus sures. Je me met donc avec plaisir en route le mardi matin pour le volcan Quilotoa qui parait-il est superbe. Dans l’esprit du voyage, je n’ai aucune idée de l’endroit où je vais dormir ni ce qui m’attend à l’arrivée, je sais simplement que mon guide en fait l’éloge. Bref c’est partit! :)